Subterraneus : les fondations

Attention : Spoiler potentiel !

L’idée

J’ai toujours aimé les Point&Click, que ce soit les jeux humoristiques, comme les Monkey Island, ou les jeux énigmatiques, comme Myst, pour ne citer que ces deux-là. Subterraneus est né suite à la découverte du second opus de la saga Deponia (Chaos on Deponia). La nuit même de la fin de mon aventure sur Chaos on Deponia, m’est venue l’idée de Subterraneus : et si, sur une planète ressemblant à la terre, le gouvernement des habitants de la surface invitait les citoyens à « recycler » leurs ordures en les jetant dans un grand trou menant à une usine de retraitement des déchets ?

Et si, Clodomir, héros maladroit (et un peu aidé par le destin), tombait dans ce grand trou ? Et si, après une chute vertigineuse, il découvrait un réseau de grottes et de galeries habité par des hommes, mais qui seraient restés au moyen-âge ? Et si ces gens, découvrant chaque jour de nouvelles ordures, y voyaient des cadeaux offerts par les dieux ?

Voilà le point de départ de l’histoire.

Les prétentions

J’avais dans l’idée de créer un jeu “comme les grands”. C’est à dire :

  • un héros visible à l’écran, qui se déplace “librement” et interagit avec les points d’intérêts,
  • des objets à ramasser et à utiliser / combiner selon certaines conditions,
  • des PNJ avec lesquels discuter en pouvant choisir le sujet de conversation,
  • des références plus ou moins obscures,
  • et bien sûr, des blagues nulles !

Concernant le jeu en lui même, au début, mon objectif était d’une douzaine de tableau pour offrir une expérience de 2 à 3h de jeu en découverte et le tout réalisé en quelques mois (quel optimiste !). Par la suite, quand, évidemment, tout a été infiniment plus long que prévu, j’ai décidé de rajouter du contenu pour arriver à une vingtaine de tableau pour 4 à 5h de jeu en découverte pour les habitués du genre.

Pourquoi ajouter du contenu alors que c’était déjà tellement long ?

L’ajout de nouveau contenu allonge certes un peu les temps de développement, mais c’est avant tout le coeur du jeu qui est chronophage : faire se déplacer le héros, le faire rapetisser quand il s’éloigne, grandir quand il se rapproche, passer derrière certains décors, … et d’autres mécanismes comme la gestion de la sauvegarde ou encore la gestion de l’arbre des dialogues. Tout cela est nécessaire et demande le même temps de développement, que ce soit pour un jeu de 45min ou de 5h.

Les moyens

Pour la programmation :

Unity.

+ Bénéficiant d’une large communauté, tous les problèmes possibles sur la route du code ont déjà été rencontrés et souvent solutionnés. Idéal pour progresser rapidement, tant dans le projet que dans la connaissance de la technologie.

+ Il est gratuit pour les petits, et au moment où il devient payant, c’est une charge tout à fait acceptable.

+ Il promet une exportation facile vers de multiples plateformes (ordinateur, tablette, téléphone, console, …).

Unity est à la base un moteur 3D (d’où son nom initial, Unity3D), et même si chaque mise à jour apporte de nouvelles fonctionnalités 2D, l’environnement est encore un peu limité et pour atteindre certains résultats, il faut parfois passer par les fonctionnalités 3D bidouillées pour l’occasion.

Pour les graphismes :

Crayon et papier pour tout ce qui est organique (personnages et décors naturels) sous forme d’ébauche. Le tout a ensuite été scanné puis nettoyé, modifié et colorisé (avec le logiciel Gimp, « équivalent » OpenSource à Photoshop).

Modélisation 3D (avec le logiciel SketchUp) pour tout ce qui a été fabriqué par la main de l’homme (les maisons du village et les aménagements, les meubles, les objets …) pour avoir des perspectives et proportions cohérentes.

Les tableaux extérieurs ont été composés avec un mélange des deux « techniques ».

Pour le scénario :

Papier, crayon et insomnie pour les grandes idées, puis le bon vieux bloc-note pour détailler.

Voici les fondations sur lesquelles reposent Subterraneus.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *